Voyage d’étude à Luxembourg [MàJ]
29 Sep

Voyage d’étude à Luxembourg [MàJ]

L’Atelier Europe se rend au Luxembourg du 1er au 4 octobre à l’occasion de la Présidence luxembourgeoise du Conseil. Il s’agit du 14e séjour d’étude (débuté en 2009 à Prague) et il permettra à notre délégation de rencontrer des acteurs locaux (politiques, journalistes et hauts fonctionnaires) ainsi qu’européens (BEI, Cour des Comptes et Cour de Justice). Un compte-rendu de synthèse sera publié dans la foulée. Et, tout au long du séjour, suivez nos pérégrinations sur les réseaux sociaux: Facebook, Twitter, Instagram ! Mise à jour: L’Atelier a rencontré: Ministère des Affaires étrangères Gaston Stronck, Ambassadeur, Directeur des Relations économiques internationales et des Affaires européennes Ministère des Finances Isabelle Goubin, Directrice du Trésor Chambre des Députés Marc Angel, Président de la Commission des Affaires étrangères Ambassade de France Guy Yelda, Ambassadeur Banque Européenne d’Investissement Ambroise Fayolle, Vice-Président Cour des Comptes Christophe Lesauvage, Chef du Service juridique Luxembourg for Finance Nicolas Mackel, CEO Cour de Justice de l’UE Eric Vanham, Référendaire Wort (journal) Jean-Lou Siweck, Rédacteur en...

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Invitation Apéro – Débat le 8 octobre sur la question des frontières, des migrants, de Schengen, de l’asile…
27 Sep

Invitation Apéro – Débat le 8 octobre sur la question des frontières, des migrants, de Schengen, de l’asile…

L’Atelier Europe en partenariat avec Stand Up for Europe vous invite au premier apéro-débat de la rentrée ! Le jeudi 8 octobre à 19h au Cercle des Voyageurs – 18 Rue des Grands Carmes 1000 Bruxelles Cliquez ici pour accéder au lien de la page Facebook de l’evènement Frontex, quotas, frontières, Schengen, asile…: l’Europe est perdue dans les discours politiques … Il est temps pour l’Union européenne de trouver une solution commune à une crise européenne! Un drame quotidien qui se joue simultanément à toutes les frontières et sur toutes les routes d’Europe, un défi d’accueil inédit pour l’Union européenne, une source intarissable d’indignations, de polémiques et de propositions pour la classe politique… Pour en débattre avec nous, quatre orateurs de choix : – Guilio di Blasi (European Commission, DG Migration and home affairs) – Thomas Evrard (Legal Expert, ADDE) – Pietro di Matteis (Stand UP for Europe et European Federalist Party) – Doris Peschke (Churches Commission for Migrants in Europe, CCME) Pour rappel, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a exhorté mercredi 9 septembre les États de l’Union européenne à se répartir d’urgence l’accueil de 160 000 réfugiés, plaidant pour que le Vieux Continent fasse preuve de davantage « d’union »: « C’est le moment de parler franchement des grands problèmes de l’Union européenne. Parce que notre Union européenne ne va pas bien. Il n’y a pas assez d’Europe dans cette Union. Et il n’y a pas assez d’Union dans cette Union », a déclaré Jean-Claude Juncker. En avril dernier, la Commission européenne a soumis aux dirigeants européens une série de propositions pour freiner les départs des migrants, empêcher qu’ils ne s’adressent aux passeurs pour tenter une traversée de la Méditerranée parfois mortelle, les sauver, les accueillir, traiter leurs demandes d’asile et renvoyer ceux qui ne peuvent rester dans l’UE. Toute personne intéressée est la bienvenue. Nous espérons vous y voir nombreux. Très cordialement L’équipe de l’Atelier Europe et de Stand Up for Europe   Crédit photo:...

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L’UE, révélatrice de notre rapport ambigu au risque
10 Juil

L’UE, révélatrice de notre rapport ambigu au risque

Beaucoup a déjà été dit et écrit sur l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’UE, actuellement en cours de négociation. S’il fallait résumer les critiques, on pourrait dire que les contempteurs de cet accord craignent que les normes européennes s’alignent sur les normes américaines, supposées moins protectrices du consommateur, et ceci du fait de la pression du lobbying des grands groupes industriels. Il ne s’agit pas ici de discuter de l’éventuel bien-fondé d’une telle critique, mais de relever un paradoxe dans l’attitude française à cet égard. On (le Front National, les souverainistes de tous bords, et plus généralement tous ceux qui s’attaquent à l’Union européenne, la réduisant pour ce faire aux « technocrates de Bruxelles ») nous explique régulièrement que l’Europe est un carcan, qui se mêle de tout et n’importe quoi, quitte pour cela à employer la caricature et l’approximation, lorsque l’on mentionne la taille des concombres et celle des cuvettes de toilettes. La critique n’est pas illégitime : dans une économie de marché, il est parfaitement logique de s’inquiéter de l’intervention étatique (ou européenne) lorsque la protection que celle-ci apporte aux consommateurs entrave en même temps le développement des entreprises. Mais il y a un certain aveuglement à vouloir le beurre (la protection absolue des consommateurs) et l’argent du beurre (l’absence de réglementation à cet effet, car mécaniquement source de complexité). Les Français se complaisent hélas dans ce paradoxe : on peste contre les règles, jugées toujours excessives (quelle idée de vouloir pasteuriser le fromage!) et bureaucratiques, mais on s’insurge lorsqu’une bactérie tue un malheureux consommateur d’huître ou de fromage au lait cru, car alors c’est que les autorités publiques n’ont pas joué le rôle que l’on présume être le leur. Cela révèle une question à laquelle nous nous refusons en fait de répondre, celle de notre rapport au risque, et de notre degré d’aversion à celui-ci. Nous voulons en même temps le risque zéro (l’inscription du principe de précaution dans la Constitution le démontre) mais également tous les bénéfices qui découlent de la prise de risque, c’est à dire tous les fruits du progrès et de l’innovation. Le sujet est complexe car réellement politique : aucune solution n’est pas essence préférable, mais nous devons collectivement nous demander dans quelle société nous souhaitons vivre, quel degré de risque nous sommes prêts à accepter pour bénéficier en retour des bénéfices associés. Il n’y a pas de meilleure réponse, mais cela n’empêche pas de poser la question en des termes clairs.   Image:...

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Ni martyrs, ni héros. Libres.
08 Jan

Ni martyrs, ni héros. Libres.

Nous souhaitons nous associer au deuil des proches des victimes du massacre perpétré à la rédaction de Charlie Hebdo. L’émotion, la colère dispute à la tristesse, nous saisit contre cette barbarie. A l’Atelier, nous contribuons, modestement, au débat d’idées et nous sommes révoltés que des Hommes puissent en payer le prix de leur vie, y compris dans notre pays pacifié. Car au-delà du drame personnel, c’est bien l’agression la plus brutale contre un fondement de notre République, la liberté d’expression, qui a été perpétrée. La presse a longtemps été surveillée par les autorités, on se souvient également de drames comme l’assassinat du directeur du Figaro en 1914 par Madame Caillaux, la femme du Ministre des finances, lequel était l’objet d’une campagne de dénigrement du même journal. Mais jamais, dans notre pays, des civils ont tenté d’anéantir physiquement une rédaction. On ne peut pas donner des coups de fusil aux idées, disait Rivarol, mais nous savons aussi qu’on peut abattre ceux qui les portent et leur institution, car Charlie Hebdo était bien, à sa décharge, une institution en tant qu’incarnation de l’esprit libertaire si propre à notre Nation. Notre premier devoir est de nommer cette nouvelle menace pour notre démocratie. Nous espérions que les idéologies totalitaires étaient mortes avec le siècle, mais la montée de mouvements non étatiques violents et utilisant le fondamentalisme religieux comme arme politique, nous oblige à repenser notre mode de défense. Il faut saluer en ce sens le travail de nos forces de sécurité et tous les moyens nécessaires doivent être apportés pour qu’elles puissent remplir leur mission, dans le respect du droit. Il faut aussi redoubler de fermeté et pratiquer la tolérance zéro contre toute forme d’atteinte à nos valeurs, le relativisme n’ayant pas de place dans ce combat. Il n’y aura pas de victoires ou de coups d’éclats définitifs contre cette menace. C’est hélas un processus long dans lequel nous sommes engagés. La tempérance est force, nous devons nous garder de discours haineux ou agressifs, de fustiger telle ou telle composante de la Nation, ce serait faire honneur à nos ennemis qui souhaitent nous diviser. On connaît le traquenard, comme dans les vieux bouquins de stratégie militaire : la guérilla ou l’image de la puce et du chien, quand de petites factions agissant sporadiquement sèment la terreur avec pour stratégie de déstabiliser un État. Au contraire, ce qui fait la force des démocraties, qui l’ont toujours emporté face à leurs ennemis, c’est la cohérence collective. Au-delà de la réponse sécuritaire et des discours, nous devons collectivement nous rapproprier la politique, au sens de la discussion et de la participation à la décision publique. Pour ce sujet, comme pour d’autres, le désintérêt croissant pour la politique, le désenchantement aussi créent les conditions de notre faiblesse car lorsque nous transigeons, par petits renoncements à nos valeurs communes, le pluralisme d’expression, la laïcité, la liberté sous toutes ses formes contre les atteintes physiques mais aussi morales, des discours haineux comme du monolithisme du politiquement correct, nous menaçons alors les fondements mêmes, et donc la pérennité de notre République. Nous sommes tristes aujourd’hui, mais nous sommes sereins, confiants en la force de notre démocratie, française mais aussi européenne car ce combat de civilisation ne peut se faire qu’à l’échelle continentale. C’est aussi avec gravité que nous recevons cet attentat car une fois de plus dans sa vielle histoire, notre pays paie le tribut de son engagement à l’avant front, à Paris comme partout dans le monde, pour la liberté. Sur les théâtres d’opérations comme en France, on veut nous décourager d’agir mais c’est précisément en restant fidèles à nous-mêmes et à nos valeurs, qu’à nouveau nous surmonterons l’épreuve....

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Juncker, et ensuite?
22 Juil

Juncker, et ensuite?

Le Conseil européen ayant proposé le Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, cette question est aujourd’hui réglée puisque le Parlement a avalisé mardi 15 juillet ce choix sans difficulté, l’impétrant étant le choix des principales formations politiques qui y sont représentées. Jean-Claude Juncker n’a pas le charme de la nouveauté, comme s’est plu à le rappeler David Cameron. Mais il n’en reste pas moins l’un des meilleurs prétendants à ce poste: expérimenté, doté de réelles convictions pro-européennes et fédéralistes, fin connaisseur de la machine européenne, polyglotte, etc. Rares étaient ses concurrents capables d’aligner autant d’atouts. Est-ce à dire que la bataille des postes est désormais réglée?Certainement pas. Le Parlement, et surtout la démocratie européenne, ont gagné une première bataille. Face à un Conseil européen qui menaçait de tuer dans l’œuf toute tentative de faire des élections européennes un rendez-vous réellement signifiant, dont émergerait le nom du président de la Commission, la détermination du Parlement, et notamment des principaux partis politiques pro-européens (PSE, PPE, Verts, Libéraux), a payé. Mais Jean-Claude Juncker ne pourra rien faire si l’équipe qui lui est confiée n’est pas à la hauteur. De manière assez heureuse, les 6 années de crise que l’Union européenne vient de traverser semblent avoir fait prendre conscience aux États Membres qu’il n’est pas inutile d’investir dans la sphère bruxelloise. Sans anticiper excessivement, les chefs d’État et de gouvernement ne devraient pas rééditer le calamiteux marchandage de 2009 dont était ressorti un triumvirat fantomatique. Pour la France, Pierre Moscovici ou Elisabeth Guigou sont des personnalités compétentes et reconnues. L’Italie souhaiterait profiter de l' »effet Renzi » pour placer sa Ministre des Affaires Étrangères au poste actuellement occupé par Catherine Ashton. L’Allemagne semble vouloir conserver Gunther Öttinger qui aurait été nommé en 2010 parce qu’Angela Merkel souhaitait l’éloigner de Berlin, mais qui s’est finalement imposé comme un Commissaire sérieux, notamment dans les relations énergétiques avec la Russie. Pour remplacer Catherine Ashton, la Pologne comme la Suède ont indiqué qu’elles verraient également bien respectivement Radek Sikorski et Carl Bildt, deux profils compétents, même si le premier a un engagement européen et une vision intégratrice sans commune mesure avec le second. C’est une perspective réellement réjouissante. Sans équipiers influents, capables de s’exprimer avec force tant dans leur pays d’origine que sur la scène européenne et internationale, Jean-Claude Juncker pourra difficilement imprimer un mouvement réellement ambitieux à la Commission. Il suffit pour s’en convaincre de se demander quels étaient les Commissaires qui ont réellement marqué le mandat Barroso II. Les réussites comme celle de Michel Barnier se comptent sur les doigts d’une seule main. Reste à savoir si le Conseil européen acceptera d’aller plus loin en hiérarchisant la Commission, en revenant sur le principe d’égalité entre Commissaires, et en permettant aux Vice-Présidents d’exercer d’être réellement en position de supériorité sur les « simples » Commissaires, sur le modèle de Ministres / Secrétaires d’État. Cela permettrait à la Commission de se réunir en format plus resserré, et de s’organiser autour de pôles cohérents (un pôle économique, un pôle international, un pôle marché intérieur, un pôle environnement et santé etc.), au nombre de six ou sept, au lieu des 28 chapelles actuelles. C’est sans doute à ce prix que la Commission pourra vraiment retrouver un dynamisme fonctionnel et une cohérence d’action accrue. Photo: Conseil de l’Union...

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