Un nombre croissant de voix se fait entendre pour appeler à une sortie de l'euro et à un retour au franc, qu'il s'agisse des hérauts de cette cause (Villiers, Dupont-Aignan), ou de pamphlétaires interlopes (Cotta), dans un contexte où les sondages suggèrent un affaiblissement du soutien à la monnaie unique.
Tout d'abord, les contempteurs de la monnaie unique comparent en général les avantages et les inconvénients respectifs liés à une monnaie européenne et à des monnaies nationales. C'est une erreur de raisonnement évidente: la seule comparaison qui vaille est celle entre un avant (i. e. la situation présente) et un après (i. e. le retour au franc), car c'est bien le coût lié à l'abandon qu'il faut évaluer ainsi que ce qui se passerait en cas de retour au franc. Peu importe en ce sens que la France ait eu raison ou tort d'adopter l'euro (et les justifications ex-post de l'adoption sont légion), et ce qu'il serait advenu de l'économie française: il s'agit maintenant d'un fait, et tout débat sur une autre base serait vain.
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