Présidence espagnole – Rencontre avec José María Aznar

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« Renforcer les valeurs de l’Occident »

L’Atelier Europe a eu le privilège d’être reçu par José María Aznar, ancien Premier Ministre espagnol (1996-2000 et 2000-2004) dans les bureaux de sa fondation, FAES (Fundación para el Análisis y los Estudios Sociales).
L’ancien Premier ministre espagnol était accompagné de son conseiller pour les relations internationales.

Après une présentation de l’Atelier Europe par Jérôme Cloarec, José María Aznar a décrit les objectifs de sa fondation, qui constitue l’une de ses activités actuelles.
La FAES est un think tank privé crée en 1989, et dès son origine, étroitement lié au Parti populaire espagnol.



Les principales idées portées par Aznar et sa fondation sont la liberté individuelle, l’entreprenariat, le renforcement des relations transatlantiques entre l’Europe et les Amériques, tant États-Unis qu’Amérique Latine, sur un socle de valeurs communes, conservatrices. Il promeut clairement une « Europe atlantique ».
Il pourfend la faiblesse du Parlement européen, dont il estime que la responsabilité est inexistante.
Les priorités stratégiques de l’UE doivent, selon lui, porter le débat sur les valeurs, l’identité, qu’il estime indispensables de renforcer, car points de référence dans une société pérenne.
Les dossiers décisifs de l’UE sont la démographie ainsi que le multiculturalisme et les solutions qui seront apportées à ces deux problèmes de fond.

Les principaux dossiers sur lesquels planche sa fondation, et ayant souvent vocation à être remis aux décideurs de son réseau (SG de l’Otan, etc.) :

rapport sur la transformation de l’Otan;

  • l’avenir de l’Europe;
  • l’Amérique Latine;
  • la réforme du système financier international;
  • le nouveau modèle économique atlantique.

Au cours de l’entretien, nous avons été frappés par la posture d’Aznar, dans le rôle du « sage », distant vis-à-vis de la politique quotidienne, alors qu’il a été au pouvoir pendant 8 ans.
Quant à préciser les relations actuelles de sa Fondation avec le PP espagnol, question éludée.
Il reste influent, écouté au-delà même de son pays, en particulier dans les cercles libéraux et néoconservateurs.

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