Après la crise financière qui aura permis de pointer du doigt les paradis fiscaux en Europe et ailleurs, la crise économique amène aujourd’hui à sensibiliser les pays de l’Union à une homogénéisation de la fiscalité, pour éviter des sorties conséquentes de ressources nationales alors que le plus gros des budgets reste encore le budget national.
En effet, un certain nombre de différences historiques et stratégiques entre les pays de l’Union, qui font certes leur identité, entrainent des divergences de priorités traduites par des écarts de fiscalité. Ces écarts de fiscalité entrainent en temps de crise économique des concurrences au sein même de l’Union et de la zone euro.
Reprenant l’orientation fiscale de certains grands pays de l’Union et les postes principaux de budgets nationaux, nous pourrons mettre en évidence les points de concurrence entre certains pays membres, l’avancée vers l’homogénéisation et les conséquences de celle-ci pour l’Europe, sur le plan domestique et face à la concurrence mondiale.
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Contradiction de l'histoire, l'idée européenne se marginalise de plus en plus dans le débat public alors que l'enjeu, économique et politique, devient de plus en plus pressant dans un contexte de crise. Le tissu associatif est dense mais il est inaudible dans l'ensemble de la population du fait d'une culture de l'entre soi qui nuit terriblement à l'Union. En parallèle, la classe politique devient de plus en plus défensive (par peur de l'impopularité comme par ignorance) sur les questions européennes, comme l'a démontré la campagne présidentielle en France. Une solution serait de se fixer un objectif naturel, les élections européennes de 2014, pour rassembler les forces européennes, associatives et politiques (à titre individuel voire pour certaines structures), pour constituer une plateforme fédéraliste.
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La Commission dite de "Bruxelles", comme si on voulait s'en distancier ou la placer au rang de simple organe administratif international, comme le FMI, pâtit d'un déficit de légitimité, au moins perçu, qui rend difficile tout approfondissement du rôle politique de l'Union. Pour y remédier, des acteurs comme Wolfgang Schäuble ont proposé d'élire le président de la Commission au suffrage universel. Une autre mesure, plus conforme à l'histoire démocratique européenne et aux constitutions des États membres, serait de parachever le processus de parlementarisation de l'Union en faisant de la Commission l'émanation du groupe ou de la coalition majoritaire à l'issue des élections européennes.
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Avec le traité de Lisbonne, le Parlement européen est enfin devenu une institution essentielle dans le triangle intentionnel qui gouverne l'UE: Commission – Conseil – Parlement. Mais il n'en a pas tiré toutes les conséquences et n'a pas acquis de réelle dimension politique autonome. Sa composition comme sa direction doivent refléter les résultats des élections européennes et il faut mettre fin à la présidence tournante qui vicie sa perception par les citoyens.
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